Avec l'année scolaire, c'est une nouvelle année de chorale qui commence pour moi. Ce midi, donc, je suis allé me faire auditionner pour le reclassage des voix. Le verdict est tombé : je ne suis pas un ténor. Même si il a dit ça avec douceur et psychologie, le message n'en reste pas moins blessant.
Dire que mardi dernier je me moquais encore de Julien et Loïc parce qu'il allaient finir en basse... Je leur ai conseillé d'arrêter de fumer, ce que Julien a fait pour l'instant. Mais moi je les ai maintenant rejoints dans leur descente aux enfers des notes fondamentales.
J'ai essayé d'arrêter de fumer... Mais je n'ai jamais commencé, pour mon souffle. Alors j'ai éssayé de souffler dans une clope pour voir si ça marche quand même, mais rien n'a changé j'ai l'impression.
En rentrant, je me suis mis au piano et j'ai chanté, chanté, chanté... Mais plus encore que la voix c'est la confiance qui est partie dans les montagnes froide et enrouées de l'Himalaya ; c'est à dire bien loin de mes Yvelines en tout cas. J'ai trouvé ça moche, laid, poussif, agonisant comme mes éspoirs d'un jour chanter haute-contre.
Hier je n'ai plus réussi a pousser mon fier Do aigü, même le La qui est d'un ton et demi son cadet avait du mal à sortir.
Il parait que je peux encore chanter dans le pupitre ténor cette année, grâce à ma technique vocale m'a-t-on dit. Mais il semble que je puisse dire adieu à de quelconques parties de solistes qui me donnaient quelques fois les seuls moments de sentiments d'existence que j'ai jamais eu, tout bonnement en avançant de 3 pas devant le groupe et en faisant simplement ce que j'aime.